Actualité, culture, éducation, environnement, faits-divers, géopolitique, internet, politique, médias, minecraft, numérique, sciences, société, twitter, etc... En bref un peu de tout pour le fond, mais aussi pour la forme: du simple article informatif au sujet explicatif détaillé, en passant par des modes réactions et de courtes réflexions.
Elle avait passé les 15 ans en juin dernier. Rien n'indiquait un quelconque problème se santé ou des signes de vieillesse.
Au contraire, à chacune de mes visites chez ma famille je me réjouissait de ne pas voir les traces du temps l'affecter. Elle qui très tôt a su montrer un attrait pour les câlins, les caresses et les malaxages énergiques sur l'ensemble de son corps. Et ce malgré son caractère bien trempé, car pas question pour nous de lever un doigt devant sa tête, au risque de recevoir une série de coup de pattes. C'était là toute sa personnalité.
Ce soir, en quelque minutes, tout s'est finit. Fulgurance. Incompréhension. Drame de la vie. Vie de merde.
Certes elle n'a pas souffert longtemps. Mais elle a souffert, et c'est déjà trop pour moi.
Tristesse et injustice. Colère et regrets, comme toujours.
Elle laissera forcément un vide,
Un vide pour son frère et sa sœur qui la cherchent déjà, eux qui sont nés triplés, et qui bien qu'incapables de se supporter au quotidien restaient inséparables du fait d'avoir toujours vécu ensembles.
Un vide pour ses parents humains, forcément très affectés et choqués par ce qu'ils ont vécu ce soir.
Un vide pour tous les autres humains qui appréciaient de lui faire des papouilles.
Un vide dans le cœur de l'auteur de ces mots, qui ne pourra jamais oublié sa tolérance.
C'était il y a 10 mois, tu étais venu
nous voir un dimanche après-midi. Nous profitions du printemps
clément pour passer un moment avec toi dans le jardin. Alors que je
marchais dans l'enclos de la tortue pour une raison sans importance,
tu poussa un cris qui ressemblait à quelque chose comme « MIMI 'TENTION ! », suivie du mot tortue, le tout répété
plusieurs fois. Tu es arrivé en courant près de l'enclos et tu
semblais réellement inquiet que je m'y trouve (ce qui n'a rien
d'étonnant lorsque l'on connaît le potentiel d'agressivité de ce
casque allemand qui nous sert de tortue...) Voilà comment s'est
passée la première fois que tu m'a appelé.
Cela faisait déjà quelques semaines
que tu prononçais des mots compréhensibles, mais les mois qui
suivirent furent marqués d'une réelle progression avec des phrases
telles que « qu'est ce que tu fais toi ? » « c'est
quoi ça ? » ou encore « il a peur le chat ».
L'une des plus belles que tu nous ais sorti jusqu'ici date sans aucun
doute des dernières fêtes de fin d'année (2016/2017), avec ce
magnifique « Bah Papy, qu'est-ce que tu fais dehors ? Mais
t'es en chaussons Papy ! » lorsque notre grand-père est
allé te dire au revoir dans la rue alors que tu allais retourner chez toi.
Comme tu le vois, ton vocabulaire est
déjà bien fourni, tu sais très bien comment nous appeler, tu
connais un grand nombre d’animaux et d'objets au point que ça en
est impressionnant.
À part ça tu n'as plus peur de moi
(cf texte de l'an passé), surtout depuis que nous avons passé une
ou deux heures à jouer rien que tous les deux. D'ailleurs je me
souviens de m'être caché derrière le bassin pendant que je
t'observait en train de me chercher. C'est à ce moment là que tu
m'as vraiment et distinctement appelé « Jeremy !», et je
n'ai pas boudé mon plaisir ! Tu me collais tout le temps, et tu
cherchais souvent à me prendre la main ou à venir dans mes bras
lorsque quelque chose n'allait pas. C'est aussi ce jour là que je
t'ai aidé à mettre mon vieux jouet sac à dos et que tu as dit « je
vais à l'école »... décidément, quelle motivation à 18
mois :) Même si tu n'as plus peur de moi, tu restes assez distant et
tu ne viens me voir que lorsque tu souhaites quelque chose de précis.
En effet, comme tout enfant, tu as
constamment envie de changer d'activité, de courir partout (mais pas
trop) et tu veux toucher tout ce que tu vois. Cependant, tu sais
garder ton calme et être doux avec les chats, qui en retour, te
tolèrent de plus en plus (chose remarquable malgré leurs différents
caractères...). Ainsi tu peux les caresser, voir les papouiller, et
tu aimes ça. En parlant de chat, tu as vu Petit Gris 3 jours avant qu'il ne meurt, et tu lui a même dit « ah non minou ! »
alors qu'il voulait aller dehors. Je me demande si tu te rappelles de
lui (et des autres) lorsque tu lis ce texte...
Bref, cette année fut riche en
évolution pour toi, et nous regrettons toujours de ne pas te voir
plus souvent... Le côté positif c'est qu'à chaque fois qu'on te
voit tu as encore changé, du coup nous ne sommes jamais lassés de
te voir :)
Au vu de tes capacités motrices et à
la vitesse à laquelle du grandis, j'ai bon espoir de pouvoir bientôt
faire du vélo avec toi, même si pour cela tu dois avoir une ou deux
roues de plus quoi moi ^^
J'espère juste une chose, c'est que
les différentes maladies te laisseront tranquille cette année !
Aujourd'hui mon chat est mort, il
venait d'avoir 13 ans.
Ce n'est pas une surprise, je m'y
attendais, mais la tristesse est néanmoins présente.
Cela faisait environ deux mois que son
comportement était étrange, pour ne pas dire radicalement différent
et donc inquiétant. Il a commencé à passer ses journées dans des
endroits inhabituels. Puis il se cachait, comme si il cherchait à
s'isoler des autres ou a garder de la chaleur. Il en faisait de plus
en plus à sa tête, comme si il nous disait « je suis vieux,
alors j'en ai rien à faire de ce que vous me dites, laissez moi
tranquille ». Depuis 3 semaines, tout s'est accéléré, tout
s'est aggravé. Alors qu'il avait jusque ici l'habitude de côtoyer
les autres chats, ses « neveux », il a décidé de passer
ses journées seul, dans la cuisine, et d'y dormir. Pourtant, il y
fait plutôt froid, ce n'était donc pas le meilleur endroit pour
qu'il se sente bien... Outre ce paradoxe, il mangeait de moins en
moins, et « pleurait » de plus en plus, comme si il avait
faim. Ou peut-être avait-il mal quelque part ? On ne l'a jamais
su. Certes il était malade, entre ses articulations et ses reins, ça
n'était déjà plus la grande forme. Il était devenu très
difficile au niveau nourriture, au point de refuser quasiment tout,
de ne vouloir que des aliments qui lui étaient interdits pour raison
de santé, et de ne plus en vouloir au repas suivant. Tout
recroquevillé qu'il était, en position du sphinx, ou bien debout au
dessus de sa gamelle, ses pleurs devenaient constants ces derniers
temps.
Au final, le voir dépérir au fil des
semaines m'a préparé à ce qui était inévitable. J'ai alors pu le
prendre quelques fois dans mes bras, ressentir sa perte de poids...et
donc sa fragilité à lui qui était encore un « pacha »
bien enrobé il y a quelques mois. Il n'aura jamais cessé d'être
réceptif aux caresses, ni d'être affectif, soit en se frottant,
soit en nous tournant autour des jambes. Lorsque j'ai appris, en ce
milieu d'après-midi, qu'il allait être emmené chez le vétérinaire,
j'ai alors su que c'était la fin et que je ne le reverrais jamais
plu. Ainsi, mon dernier contact, mon dernier souvenir de lui restera
positif, puisque lorsque pour lui dire bonjour j'ai approché ma
main, point fermé, de sa tête, il l'a accueilli d'un léger coup de
tête, comme il le faisait pour montrer qu'il était réceptif au
geste, alors qu'il aurait très bien pu se recroqueviller au ras du
sol comme il le faisait les mauvais jours.
Même si ce n'était pas vraiment mon
chat, dans le sens où il n'était pas à moi, il appartenait à ma
famille depuis tout bébé.
J'avais 10 ans lorsqu'il est arrivé,
j'en ai désormais 23, je l'ai donc connu pendant plus de la moitié
de ma vie. Je n'ai pas grandi avec lui, mais j'ai passé du temps
avec lui, et il fera à jamais parti de mes souvenirs et de ma vie.
Tout droit venu d'un petit village
normand, en avril 2003, cette petite boule grise, aux yeux verts,
légèrement tigrée était le 5ème chat que j'ai connu dans ma
famille proche, mais seulement le 2ème à venir après moi, alors
que les 3 premiers étaient déjà là avant ma naissance. Lorsque le
dernier de ces chats est morts, il y a eu quelques années sans chats
chez moi, jusqu'en 2001 et l'arrivée d'une petite femelle noir,
encore en pleine santé actuellement. Mais voilà, cette dernière à
toujours eu un côté sauvage, avec un brin de folie, et elle n'était
pas vraiment du genre « sociale ». Du coup, lorsque le
petit gris est arrivé, sa « grande sœur » est devenue
encore plus difficile à vivre, et plus encore elle s'en prenait à
lui comme pour se venger... elle ne l'a jamais vraiment accepter.
Cela étant, il y avait enfin un petit chat que l'on pouvait caresser
sans se faire griffer, avec qui l'on pouvait jouer et qui ne risquait
pas de nous attaquer dès que l'on passait à côté de lui. Je m'y
suis donc d'avantage attaché, même si je ne le voyais que 2 à 3
jours par semaines, il a finit par devenir « mon chat » à
mes yeux.
C'était mon chat parce que je l'aimais
« plus que tout ». Il se montrait relativement tolérant
avec moi en me laissant l'embêter, à condition que je n’insiste
pas trop. On avait quelques rituels, comme lorsque je m'asseyais sur
la table et qu'il me rejoignais pour me faire des câlins, se
frotter, me tourner autour tout en ronronnant et en cherchant à être
caresser. Plus encore, au bout de quelques années, lorsqu'il me
voyait arriver, il avait comme réflexe de parfois monter dans
l'escalier à fond et d'attendre devant la porte de ma chambre que je
l'y fasse rentré, pour un simple tour ou bien pour y faire une
petite sieste (sur mon lit, sur un sac, ou bien dans ma sacoche
d'ordinateur). C'est sans doute anecdotique, mais il ne faisait ça
qu'avec moi, signe à mes yeux d'une certaine forme de complicité,
d'où la tolérance dont le parlais plus haut. D'autant plus que même
si il était nettement plus sociable que sa sœur d'adoption, il
n'était pas du genre à nous suivre constamment ou à rester sur les
genoux.
Ce n'était pas le plus câlin des
chats au monde, ni le plus collant, mais il savait l'être de temps
en temps. Pour preuve, il suffisait que sa maîtresse lui parle pour
qu'il se roule sur le dos, exposant son ventre, ou qu'elle caresse
pour qu'il entame un câlin baveux dont il avait le secret. Le reste
du temps il dormait au soleil, sur une chaise, un fauteuil ou un
coussin, ou bien il regardait par la fenêtre les passants et les
oiseaux après lesquels il adorait miauler.
Lorsqu'il était petit, il était
joueur, agile et vif. Je lui prédisais même, avec humour, une
carrière de handballeur ou de volleyeur tant il était doué
lorsqu'il s'agissait de renvoyer en plein vol des jouets.
Les années sont passées et il s'est
engraissé, goinfre qu'il était, tout en se dépensant de moins en
moins. Il est devenu ce semblant se pacha, presque naïf, un (tou)poutou comme j'aimais l'appeler.
Lorsqu'il avait 5 ans, sa sœur
adoptive a eu 3 chatons (avec un mâle de l'extérieur), qui étaient
donc ses « neveux ». Cela aurait pu changer son
comportement, il aurait pu mal le vivre, mais non. Il était
fondamentalement gentil. Il les a bien accueilli, et même si il se
prenait des trempes par sa sœur à chaque fois que les chatons
pleuraient, il ne leur en a pas voulu. Au contraire, il s'est même
pris d'affection pour eux. Non seulement il les a accepté, mais il
s'entendait vraiment bien avec eux, pour manger, jouer comme pour
dormir, les tolérant plus que sa sœur de l'avait jamais toléré.
Avec les humains aussi il était gentil, toujours réceptif à une
petite caresse de bonjour. Et récemment, avec l'arrivée de Petit,
il s’était montré encore d'avantage patient, se laissant caresser
(maladroitement) par un enfant d'à peine 2 ans, et sans chercher à
fuir des cris stridents et le ramdam provoqué par la présence du
jeune enfant.
C'était un beau chat, c'était un
gentil chat, affectueux et joueur, c'était mon chat et je l'aimais.
Maintenant au moins, je suis sûr qu'il
ne souffre plus, et c'est sans doute ce qui me réconforte.
Ce soir, un petit coup de cœur spécial pour Orelsan et plus généralement les Casseurs Flowters.
Loin des polémiques, loin des attaques, loin des débat, j'aimerais partager ma réelle affection pour cet (et ces) artiste(s) dont le talent mérite plus de reconnaissance.
Vous n'aimez pas le Rap français ? Qu'importe.
Vous avez été choqué par les textes d'Orelsan dans ses anciens titres ? Que faire.
Des paroles touchantes, des textes émouvants, des vidéos bien réalisées, des clips ryhtmés, et surtout une mise en avant et une expression de problèmes de sociétés et de questions qui touchent de nombreux jeunes, voilà ce qu'il faut y voir. Un miroir du mal-être de la jeunesse au sein d'une société à la fois exigeante et négligente son égard.
Une des dernières vidéos, certainement celle qui m'a le plus marqué dernièrement: Orelsan et sa Grand-mère. Ce n'est pas du pathos pour du pathos, mais du pathos avec du logos. Ici, la question de la différence intergénérationnelle est mise en évidence, tout en mettant en avant l'importance des liens sentimentaux que notre société actuelle aurait tendance à mettre de côté. À voir, et à écouter. Encore et encore.
Un exemple de clip rythmé au texte engagé:
Enfin, pour revenir à Orelsan en lui même, j'avais adoré son album Le chant des sirènes, c'est d'ailleurs à ce moment là que je l'ai découvert. Il y a quelques titres qui méritent absolument d'êtres écouter, si ce n'est déjà fait, en voici une petite sélection;
Notez également la richesse du vocabulaire, la qualité du débit et la subtilité de certaines rimes.
En bref : un rap intelligent, un rap engagé, un rap agréable, un rap qu'il ne faut pas louper.
Marvel Puzzle Quest est un jeu vidéo
de type Puzzle – Mach 3 – RPG. Le principe est simple : il
faut aligner au minimum 3 symboles identiques afin d'infliger des
dégâts aux héros du joueur opposé (contrôlé par une I.A.).
Chaque joueur dispose donc de 3 héros issus de l'univers de Marvel,
ayant tous leurs propres caractéristiques en termes de vie, de
forces d'attaques et de type d'attaque. Le premier joueur qui perd
ses 3 héros perd le combat.
Cela faisait plus de 3 ans que j'y
jouais, au point d'avoir accumulé 648 jours de connexions pour un
total de 1467 heures. Or, il y a maintenant plus de 7 semaines que
j'ai arrêté de jouer à Marvel Puzzle Quest. Ce n'est pas la
première fois que je n'y joue pas pendant quelques semaines, c'était
déjà le cas lorsque je partais en vacances. Parfois, il m'arrivait
aussi de me contenter de réduire mon temps de jeu au strict minimum,
à savoir un combat de 5-10 minutes par jour. Sauf que cette fois ci,
ce n'est pas une simple pause comme j'ai pu en faire auparavant. Non,
cette fois il s'agit d'autre chose. J'ai définitivement arrêté d'y
jouer, au point de l'avoir totalement désinstallé.
Cela
faisait longtemps que je ne t'avais pas écrit. Je n'ose même pas
regarder à quand remonte mon dernier message, honte à moi. À
plusieurs moments j'ai eu envie de t'écrire, j'ai notamment en tête
la période de fin août 2015, où, ayant pris conscience que tu me
manquais, j'ai alors eu l'envie de t'en faire part. Il faut dire
aussi, pour remettre les choses dans leur contexte, que je te vois à
peine une dizaine de fois par an, et qu'en l’occurrence cela
faisait plus de deux mois que je ne t'avais pas vu. Alors
pourquoi t'écrire maintenant ?
La
réponse est simple : il y a 15 jours, le dimanche 14 février,
tu as eu deux ans.
Pour
cette occasion, nous sommes donc venu te voir chez toi, mais je ne
vais pas te décrire cette journée, non. À la place, je vais te
parler de toi, de ton évolution, et de te place dans notre famille.
Depuis quelques années,
suite à un classique éclatement de la famille, le nouvel an
familiale devenait un moment de plus en plus plan-plan, chacun
ressemblant au précédent. Mais ça c'était avant.
Tous les soirs ou presque, c'est le même refrain. Je ressasse les mêmes idées, les mêmes paroles, les mêmes souvenirs, les mêmes questionnements. Les mêmes tourments.
Plus la date fatidique approche, plus je la redoute. La ou les dates, en fait je n'en sais rien. Sans même savoir ce que j'ose espérer ni sans être capable de mettre des mots sur ce que je redoute vraiment.
Je me dit alors qu'essayer, tant bien que mal, d'écrire ou de décrire ce qui se trame dans ma tête serait peut-être une bonne façon d'exorciser mes ressentis.
Il y a quelques jours j'ai été
cherché mon diplôme, quasiment trois ans après celui du Bac.
Me voilà donc officiellement licencié.
Autrement dit, me voilà désormais possesseur d'une Licence. Qui
l'aurait cru ?
Certainement pas plusieurs de mes
professeurs du lycée, notamment en Terminale. J'entends encore ma
prof de math (également prof principale) me dire qu'il vaudrait
peut-être mieux que je me dirige vers un BTS plutôt qu'une licence,
car elle ne me voyait pas dans un amphi devant plusieurs centaines de
personnes. Il faut avouer, pour sa défense, que mes résultats
scolaires de terminale, et plus globalement du lycée, ne jouaient
pas en ma faveur. Des résultats justes, voire insuffisants.
Je ne lui en veux pas. Ses conseils
étaient plutôt avisés, surtout lorsque l'on sait que 1/3 des
étudiants en L1 ne finissent pas leur année. Selon mon dossier
scolaire, j'avais de grandes « chances » de foncer droit
dans le mur, comme beaucoup d'autres. Sauf que voilà, je ne suis pas
comme les autres et il faut croire que mon profil correspondait bien
à cette licence si particulière.
Être licencié c'est à la fois une
délivrance une revanche.
Au lycée, ma scolarité fut très
difficile, et redoubler la seconde m'a plus apporté un soutien d'un
point de vue social que d'un point de vue scolaire. Faire le choix de
poursuivre mes études alors même que je n'étais pas sûr d'obtenir
le Bac n'a pas été évident. Plus tard, penser qu'on m'avait
« donné » le bac parce que mon attitude en cours
comblait mon faible niveau scolaire ne m'a pas aidé à me rassurer.
Bien au contraire, plus la rentrée universitaire approchait, plus
les doutes et inquiétudes redoublaient d'intensité. Le fait d'avoir
obtenu cette licence est un grand soulagement. Cela prouve que j'ai
réussi mes études et cela me rassure dans mes choix. De plus, c'est
en quelque sorte une revanche par rapport à mes résultats
scolaires, surtout lorsqu'en licence je multiplie par 2 ou par 3
certaines moyennes que j'avais pu avoir au lycée. C'est un beau pied
de nez à ceux qui ne me faisaient pas confiance, et un réconfort
dans mes capacités.
Être licencié est une fierté, un
honneur même.
C'est une fierté d'avoir un niveau
d'études supérieur à celui de ses parents, cela donne le sentiment
que l'on peut répondre à leur espérance commune de « mieux
réussir » qu'eux. De la même façon, c'est aussi un honneur
de continuer ses études plus longtemps que tous les membres de sa
famille proche. Rien ne me prédestinait à atteindre ce niveau
d'étude. Je suis fier de mon « Bac + 3 », même si il me
paraît parfois invraisemblable, et je suis honoré de poursuivre
encore plus loin mes études.
Être licencié, c'est une
reconnaissance et une récompense.
Plus précisément, c'est
l'aboutissement de 3 ans d'études dans diverses branches des
sciences humaines, et donc la reconnaissance d'un ensemble de savoir
et compétences. Cette licence m'a permit d’acquérir un bagage
culturel, un groupement de connaissances allant de l’anthropologie
et la sociologie, en passant par la linguistique, la psychologie et
diverses autres disciplines du champs des sciences humaines. La
récompense à tout cela c'est en quelque sorte l'assurance d'être
écouté et reconnu dans certains domaines. Non seulement j'ai acquis
dans le fond des concepts et notions plutôt spécifiques, mais cette
licence m'offre aussi de par sa forme une légitimité universitaire.
Maintenant, il ne me reste plus qu'à
encore (et toujours?) poursuivre mes études, tout en m'impliquant
dans certains débats de société sans avoir à me soucier d'un
manque de capacité, de confiance en moi, de connaissances, ou même
d'éventuelles remises en causes de mon cursus.
La Normandie. Ce petit village
Manchois. Des champs et des bois à perte de vue. Un paysage
vallonné, des routes sinueuses, et des petits chemins de traverses.
J'aime y faire du vélo. Rien de tel
que de faire un tour de quelques kilomètres, pendant 15 ou 30
minutes. Les voitures sont rares, voire inexistantes selon les heures
de la journée. C'est le genre d'endroit où l'on peut rester près
d'une heure sur une portion de route sans qu'aucune voiture ne passe,
sans croiser personne, à condition de connaître les bonnes heures.
De la même manière, les petits tours sont dénués d'un fort
trafic routier, ce qui donne un fort sentiment de liberté. Libre d'être
seul sur ces routes. Chaque effort de montée est récompensé par
une belle descente. Un peu de douleur pour un peu de sensations
fortes, mais pour beaucoup de bonheur.
Les voisins sont devenus des amis, et
d'année en année j’étends mon cercle de connaissance. Il n'est
pas rare que j'organise des « sorties vélo » avec les
plus jeunes d'entre-eux, l'occasion pour moi de profiter pleinement
de ces journées. 11 ans que j'y viens, soit la moitié de ma vie.
Alors pourquoi ne pas vivre ici ?
Habiter ici à l'année ? Rêve ou utopie biaisée je ne sais
pas. J'ai longtemps hésité, et je dois avouer que c'est encore la
cas, mais une chose est sûr, c'est que ce n'est pas pour
aujourd'hui.
J'aime vivre ici. J'aime m'y sentir
chez moi.
J'aime le calme et la tranquillité qui y règnent.
Je viens ici en été, autrement dit au
meilleur moment de l'année, ou en tout cas le moment le plus propice
pour profiter d'un certain nombre de avantages de la région.
Sauf qu'il ne faut pas oublier de
garder les pieds sur terre et d'être réaliste.
Heureusement, certains éléments sont
là pour me le rappeler, à commencer par l'ensoleillement.
Conseillée par je ne sais quel Youtuber il y a quelque mois, j'ai retrouvé cette bande annonce dans ma playlist youtube des vidéos "à regarder plus tard".
Et quelle ne fut pas ma surprise. Une bonne et agréable surprise.
Une musique rythmée en entraînante, une idée originale et intrigante, rien de tel pour attirer ma curiosité.
Pour faire court, Mortus Corporatus est une Websérie de 10 épisodes d'environ 8 minutes chacun relatant avec humour le quotidien de faucheurs [de la Mort] au sein d'une entreprise, la Mort Inc.
On y retrouve un personnage principal, une sorte de Gaston Lagaffe, flemmard qui plus est, qui enchaîne une série d'échecs et n'arrive plus à faucher personne. Ce personnage soumis aux dures lois du monde de l'entreprise se voit alors confié un apprenti avec qui il aura pour tâche d'enfin réussir à faucher ses clients.
Quelques raisons du coup de cœur:
- l'idée originale
- les multiples méthodes imaginées pour provoquer la mort
- l'humour, que ce soit dans les gags ou dans les dialogues
- la description et le background des différents personnages
- la charisme de certains acteurs
- l'apparition de quelques "guests"
- les lieux de tournages variés
- le format court
- le montage rythmé et dynamique
- la musique et les bruitages
- le côté mi-amateur mi-professionnel de la Websérie
Si cette brève présentation vous à plu, ou si vous êtes encore dubitatif, je ne peux que vous inviter à visionner la série dont voici le premier épisode:
PS: Si vous n'êtes toujours pas convaincu après le premier épisode, alors essayez le deuxième !
Alors que ma troisième année d'études
s'achève, l'heure est venue de faire un bilan, mais pas un bilan
ordinaire, non, plutôt un bilan météorologique. En fait, pour être
plus précis, il s'agirait plus d'une forme de réflexion.
Au fil de ces trois années, j'ai pu
observer le temps qui passe et les paysages qui évoluent.
Avoir environ une heure de trajet pour
aller à la Fac, à pied et en transport en commun, ça peut avoir de
l'intérêt, pour quiconque est observateur.
Être étudiant, c'est aussi en quelque
sorte vivre dans le cycle métro-boulot-dodo. Or, vivre dans ce
rythme c'est aussi vivre au gré des saisons, sans pour autant en
profiter.
Prenons l'année scolaire à son
commencement. Septembre. Début des cours, on profite plus ou moins
du soleil de fin d'été indien, si le temps est clément.
Les vacances de la Toussaint
participent à faire disparaître les feuilles des arbres. D'une
semaine à l'autre, on ne reconnaît plus le paysage. D'une semaine à
l'autre, on se rend compte que l'automne est bel et bien là.
D'ailleurs, les journées qui se raccourcissent le rappellent assez
vite. Il fait de moins en moins jour le matin, et de plus en plus
nuit tôt dans l'après midi.
Les semaines de décembre, (les
dernières du premier semestre de l'étudiant) sont assez chargées,
résultat on ne les voit pas forcément passer et on se retrouve en
vacances de Noël.
De retour en janvier, après la semaine
de révisions et la période de partiels, les cours reprennent
progressivement, tout comme le train train quotidien. C'est ainsi que
fin janvier, lorsque les vraies pleines semaines de cours arrivent,
on se rend compte à quel point beaucoup de choses ont changé. On va en cours en pleine nuit, tout comme on en sort en pleine nuit
également, que l'on finisse à 18 ou à 20h.
Puis viennent assez vites les vacances
de février, après lesquelles on redécouvre la lumière du jour. Le
soleil reprend progressivement possession des journées, il sera aidé
en mars par le changement d'heure.
Arrivent les vacances de pâques,
période de finalisation des derniers travaux universitaires, durant
laquelle on ne voit pas le temps passer. S'en suit quelques cours
éparses sur une ou deux semaines, et puis c'est la fin, la fin des
cours. Même si trois semaines plus tard auront lieux les derniers
partiels de l'année, c'est à ce moment là que l'on se rend compte
des changements. D'un côté les arbres ont regagné leur feuillage,
les fleurs pullules, les paysages verdissent. D'un autre côté, la
chaleur fait jeu égal avec la pluie, on ne sait pas très bien
comment s'habiller, pour le peu de temps que l'on passe à se
déplacer en extérieur.
Pour finir, les partiels se terminent,
les cours aussi, enfin. On peut profiter du temps... et de l'été
qui pointe déjà le bout de son nez, tout comme la vague de chaleur
de ce début de mois de juin vient de le montrer.
C'est ainsi que l'on peut dire qu'entre
les vacances, les périodes de rushs, les examens, et les périodes
de peu de présence en cours, le printemps est un grand inconnu pour
l'étudiant, d'autant plus si il est geek. Le printemps débutant fin
mars et se finissant théoriquement fin juin, il n'est vraiment
visible que très peu de temps, à partir du moment ou l'étudiant
geek passe peu de temps en dehors de chez lui une fois les cours
finis. En effet, les transports restent un des seuls contacts avec
l’extérieur.
Il ne reste plus qu'a profiter de
l'été, qui reste un peu plus visible, et il faut bien ça pour
prendre des couleurs avant de repartir pour une nouvelle année
rythmée par les cours et visible à travers les trajets quotidiens. Puis, septembre arrive, c'est le retour aux études, la fin de l'été, et c'est reparti pour un tour, ou plutôt un nouveau cycle saisonnier..
Aujourd'hui vendredi 5 juin 2015, jour de forte chaleur, pas de retour sur les diverses
fusillades ni sur les infanticides et autre mornes nouvelles, ce n'est pas le but de cette revue.