vendredi 13 décembre 2024

Une petite fleur s'est envolée

Elle avait passé les 15 ans en juin dernier. Rien n'indiquait un quelconque problème se santé ou des signes de vieillesse. 

Au contraire, à chacune de mes visites chez ma famille je me réjouissait de ne pas voir les traces du temps l'affecter. Elle qui très tôt a su montrer un attrait pour les câlins, les caresses et les malaxages énergiques sur l'ensemble de son corps. Et ce malgré son caractère bien trempé, car pas question pour nous de lever un doigt devant sa tête, au risque de recevoir une série de coup de pattes. C'était là toute sa personnalité.

Ce soir, en quelque minutes, tout s'est finit. Fulgurance. Incompréhension. Drame de la vie. Vie de merde.

Certes elle n'a pas souffert longtemps. Mais elle a souffert, et c'est déjà trop pour moi.

Tristesse et injustice. Colère et regrets, comme toujours.

 

Elle laissera forcément un vide,

Un vide pour son frère et sa sœur qui la cherchent déjà, eux qui sont nés triplés, et qui bien qu'incapables de se supporter au quotidien restaient inséparables du fait d'avoir toujours vécu ensembles.

Un vide pour ses parents humains, forcément très affectés et choqués par ce qu'ils ont vécu ce soir.

Un vide pour tous les autres humains qui appréciaient de lui faire des papouilles.

Un vide dans le cœur de l'auteur de ces mots, qui ne pourra jamais oublié sa tolérance.

 

Quasiment 8 ans et 8 mois après son oncle adoptif qu'elle adorait temps, la-voilà qui le rejoint.


Aujourd'hui, Petite Fleur s'est envolée. 


Jergame - Vendredi 13 décembre 2024

mardi 14 février 2017

Le cri d'appel

14/02/2017

Le cri d'appel


C'était il y a 10 mois, tu étais venu nous voir un dimanche après-midi. Nous profitions du printemps clément pour passer un moment avec toi dans le jardin. Alors que je marchais dans l'enclos de la tortue pour une raison sans importance, tu poussa un cris qui ressemblait à quelque chose comme « MIMI 'TENTION ! », suivie du mot tortue, le tout répété plusieurs fois. Tu es arrivé en courant près de l'enclos et tu semblais réellement inquiet que je m'y trouve (ce qui n'a rien d'étonnant lorsque l'on connaît le potentiel d'agressivité de ce casque allemand qui nous sert de tortue...) Voilà comment s'est passée la première fois que tu m'a appelé.

Cela faisait déjà quelques semaines que tu prononçais des mots compréhensibles, mais les mois qui suivirent furent marqués d'une réelle progression avec des phrases telles que « qu'est ce que tu fais toi ? » « c'est quoi ça ? » ou encore « il a peur le chat ». L'une des plus belles que tu nous ais sorti jusqu'ici date sans aucun doute des dernières fêtes de fin d'année (2016/2017), avec ce magnifique « Bah Papy, qu'est-ce que tu fais dehors ? Mais t'es en chaussons Papy ! » lorsque notre grand-père est allé te dire au revoir dans la rue alors que tu allais retourner chez toi.
Comme tu le vois, ton vocabulaire est déjà bien fourni, tu sais très bien comment nous appeler, tu connais un grand nombre d’animaux et d'objets au point que ça en est impressionnant.

À part ça tu n'as plus peur de moi (cf texte de l'an passé), surtout depuis que nous avons passé une ou deux heures à jouer rien que tous les deux. D'ailleurs je me souviens de m'être caché derrière le bassin pendant que je t'observait en train de me chercher. C'est à ce moment là que tu m'as vraiment et distinctement appelé « Jeremy !», et je n'ai pas boudé mon plaisir ! Tu me collais tout le temps, et tu cherchais souvent à me prendre la main ou à venir dans mes bras lorsque quelque chose n'allait pas. C'est aussi ce jour là que je t'ai aidé à mettre mon vieux jouet sac à dos et que tu as dit « je vais à l'école »... décidément, quelle motivation à 18 mois :) Même si tu n'as plus peur de moi, tu restes assez distant et tu ne viens me voir que lorsque tu souhaites quelque chose de précis.

En effet, comme tout enfant, tu as constamment envie de changer d'activité, de courir partout (mais pas trop) et tu veux toucher tout ce que tu vois. Cependant, tu sais garder ton calme et être doux avec les chats, qui en retour, te tolèrent de plus en plus (chose remarquable malgré leurs différents caractères...). Ainsi tu peux les caresser, voir les papouiller, et tu aimes ça. En parlant de chat, tu as vu Petit Gris 3 jours avant qu'il ne meurt, et tu lui a même dit « ah non minou ! » alors qu'il voulait aller dehors. Je me demande si tu te rappelles de lui (et des autres) lorsque tu lis ce texte...

Bref, cette année fut riche en évolution pour toi, et nous regrettons toujours de ne pas te voir plus souvent... Le côté positif c'est qu'à chaque fois qu'on te voit tu as encore changé, du coup nous ne sommes jamais lassés de te voir :)
Au vu de tes capacités motrices et à la vitesse à laquelle du grandis, j'ai bon espoir de pouvoir bientôt faire du vélo avec toi, même si pour cela tu dois avoir une ou deux roues de plus quoi moi ^^
J'espère juste une chose, c'est que les différentes maladies te laisseront tranquille cette année !

Joyeux troisième anniversaire Petit,

Signé « mimi » alias Jeremy, ton cousin relou :)

samedi 30 avril 2016

Un pti'gris est parti

Aujourd'hui mon chat est mort, il venait d'avoir 13 ans.
Ce n'est pas une surprise, je m'y attendais, mais la tristesse est néanmoins présente.

Cela faisait environ deux mois que son comportement était étrange, pour ne pas dire radicalement différent et donc inquiétant. Il a commencé à passer ses journées dans des endroits inhabituels. Puis il se cachait, comme si il cherchait à s'isoler des autres ou a garder de la chaleur. Il en faisait de plus en plus à sa tête, comme si il nous disait « je suis vieux, alors j'en ai rien à faire de ce que vous me dites, laissez moi tranquille ». Depuis 3 semaines, tout s'est accéléré, tout s'est aggravé. Alors qu'il avait jusque ici l'habitude de côtoyer les autres chats, ses « neveux », il a décidé de passer ses journées seul, dans la cuisine, et d'y dormir. Pourtant, il y fait plutôt froid, ce n'était donc pas le meilleur endroit pour qu'il se sente bien... Outre ce paradoxe, il mangeait de moins en moins, et « pleurait » de plus en plus, comme si il avait faim. Ou peut-être avait-il mal quelque part ? On ne l'a jamais su. Certes il était malade, entre ses articulations et ses reins, ça n'était déjà plus la grande forme. Il était devenu très difficile au niveau nourriture, au point de refuser quasiment tout, de ne vouloir que des aliments qui lui étaient interdits pour raison de santé, et de ne plus en vouloir au repas suivant. Tout recroquevillé qu'il était, en position du sphinx, ou bien debout au dessus de sa gamelle, ses pleurs devenaient constants ces derniers temps.
Au final, le voir dépérir au fil des semaines m'a préparé à ce qui était inévitable. J'ai alors pu le prendre quelques fois dans mes bras, ressentir sa perte de poids...et donc sa fragilité à lui qui était encore un « pacha » bien enrobé il y a quelques mois. Il n'aura jamais cessé d'être réceptif aux caresses, ni d'être affectif, soit en se frottant, soit en nous tournant autour des jambes. Lorsque j'ai appris, en ce milieu d'après-midi, qu'il allait être emmené chez le vétérinaire, j'ai alors su que c'était la fin et que je ne le reverrais jamais plu. Ainsi, mon dernier contact, mon dernier souvenir de lui restera positif, puisque lorsque pour lui dire bonjour j'ai approché ma main, point fermé, de sa tête, il l'a accueilli d'un léger coup de tête, comme il le faisait pour montrer qu'il était réceptif au geste, alors qu'il aurait très bien pu se recroqueviller au ras du sol comme il le faisait les mauvais jours.

Même si ce n'était pas vraiment mon chat, dans le sens où il n'était pas à moi, il appartenait à ma famille depuis tout bébé.
J'avais 10 ans lorsqu'il est arrivé, j'en ai désormais 23, je l'ai donc connu pendant plus de la moitié de ma vie. Je n'ai pas grandi avec lui, mais j'ai passé du temps avec lui, et il fera à jamais parti de mes souvenirs et de ma vie.
Tout droit venu d'un petit village normand, en avril 2003, cette petite boule grise, aux yeux verts, légèrement tigrée était le 5ème chat que j'ai connu dans ma famille proche, mais seulement le 2ème à venir après moi, alors que les 3 premiers étaient déjà là avant ma naissance. Lorsque le dernier de ces chats est morts, il y a eu quelques années sans chats chez moi, jusqu'en 2001 et l'arrivée d'une petite femelle noir, encore en pleine santé actuellement. Mais voilà, cette dernière à toujours eu un côté sauvage, avec un brin de folie, et elle n'était pas vraiment du genre « sociale ». Du coup, lorsque le petit gris est arrivé, sa « grande sœur » est devenue encore plus difficile à vivre, et plus encore elle s'en prenait à lui comme pour se venger... elle ne l'a jamais vraiment accepter. Cela étant, il y avait enfin un petit chat que l'on pouvait caresser sans se faire griffer, avec qui l'on pouvait jouer et qui ne risquait pas de nous attaquer dès que l'on passait à côté de lui. Je m'y suis donc d'avantage attaché, même si je ne le voyais que 2 à 3 jours par semaines, il a finit par devenir « mon chat » à mes yeux.
C'était mon chat parce que je l'aimais « plus que tout ». Il se montrait relativement tolérant avec moi en me laissant l'embêter, à condition que je n’insiste pas trop. On avait quelques rituels, comme lorsque je m'asseyais sur la table et qu'il me rejoignais pour me faire des câlins, se frotter, me tourner autour tout en ronronnant et en cherchant à être caresser. Plus encore, au bout de quelques années, lorsqu'il me voyait arriver, il avait comme réflexe de parfois monter dans l'escalier à fond et d'attendre devant la porte de ma chambre que je l'y fasse rentré, pour un simple tour ou bien pour y faire une petite sieste (sur mon lit, sur un sac, ou bien dans ma sacoche d'ordinateur). C'est sans doute anecdotique, mais il ne faisait ça qu'avec moi, signe à mes yeux d'une certaine forme de complicité, d'où la tolérance dont le parlais plus haut. D'autant plus que même si il était nettement plus sociable que sa sœur d'adoption, il n'était pas du genre à nous suivre constamment ou à rester sur les genoux.
Ce n'était pas le plus câlin des chats au monde, ni le plus collant, mais il savait l'être de temps en temps. Pour preuve, il suffisait que sa maîtresse lui parle pour qu'il se roule sur le dos, exposant son ventre, ou qu'elle caresse pour qu'il entame un câlin baveux dont il avait le secret. Le reste du temps il dormait au soleil, sur une chaise, un fauteuil ou un coussin, ou bien il regardait par la fenêtre les passants et les oiseaux après lesquels il adorait miauler.
Lorsqu'il était petit, il était joueur, agile et vif. Je lui prédisais même, avec humour, une carrière de handballeur ou de volleyeur tant il était doué lorsqu'il s'agissait de renvoyer en plein vol des jouets.
Les années sont passées et il s'est engraissé, goinfre qu'il était, tout en se dépensant de moins en moins. Il est devenu ce semblant se pacha, presque naïf, un (tou)poutou comme j'aimais l'appeler.
Lorsqu'il avait 5 ans, sa sœur adoptive a eu 3 chatons (avec un mâle de l'extérieur), qui étaient donc ses « neveux ». Cela aurait pu changer son comportement, il aurait pu mal le vivre, mais non. Il était fondamentalement gentil. Il les a bien accueilli, et même si il se prenait des trempes par sa sœur à chaque fois que les chatons pleuraient, il ne leur en a pas voulu. Au contraire, il s'est même pris d'affection pour eux. Non seulement il les a accepté, mais il s'entendait vraiment bien avec eux, pour manger, jouer comme pour dormir, les tolérant plus que sa sœur de l'avait jamais toléré. Avec les humains aussi il était gentil, toujours réceptif à une petite caresse de bonjour. Et récemment, avec l'arrivée de Petit, il s’était montré encore d'avantage patient, se laissant caresser (maladroitement) par un enfant d'à peine 2 ans, et sans chercher à fuir des cris stridents et le ramdam provoqué par la présence du jeune enfant.

C'était un beau chat, c'était un gentil chat, affectueux et joueur, c'était mon chat et je l'aimais.
Maintenant au moins, je suis sûr qu'il ne souffre plus, et c'est sans doute ce qui me réconforte.

Jergame - Vendredi 29 avril 2016


vendredi 4 mars 2016

[Poème] Twitter, des mots et des maux

Très cher Twitter,

Voilà bientôt cinq ans que je te connais, que je te fréquente et que je te côtoie.
Après tant d'années de gazouillis, de tweets, de retweets, que puis-je retenir de toi ?
Je t'ai consulté puis je me suis inscrit, je t'ai expérimenté pour ensuite t'adopter.
Je t'ai d'abord utilisé pour contacter, voilà que tu me sers désormais à publier.

C'est aussi avec toi que ma nouvelle identité s'est créée,
Car au fil des mois, un nouveau Jergame est né.
Je ne saurais dire ce que je serais devenu sans toi,
Mais une chose est sûre : tu fais un peu parti de moi.

Je t'ai écrit et partagé des messages, je t'ai sollicité, tutoyé et vouvoyé,
J'ai appris à te connaître et t'apprécier pour tes multiples personnalités.
Que tu déballes ainsi ta vie privée ne me gène pas tellement,
Car cela peut-être profitable de connaître ton fonctionnement.

Lieu de débat et de diversité, tu as tendance à oublier de te contrôler.
Sous couvert de ta liberté d'expression tu peux très vite t’enflammer.
Espace d'échange propice aux découvertes et aux rencontres,
Si bien que ne manqueras jamais de te défouler à leur encontre.

Tu m’énerve à force de faire des procès d'intentions,
Contre des personnes qui n'ont fait que tenir des propos.
Et tu m’inquiète lorsque tu ne fais plus de distinction,
Entre un discours sérieux et de simples jeux de mots.

Ton communautarisme latent et tes clivages me sont une source d'angoisse,
Tout comme ta manie de répondre directement par l'insulte et le clash.
Dans ce cas précis tu m’ennuie à ne réagir qu'à tord et à travers,
Au risque que ne se détériore d'avantage le climat déjà délétère.

Parfois tu me déprime en t'encrant dans le négativisme,
Tu ferais mieux de montrer un peu plus de positivisme.
Voir le mal partout ne va pas améliorer les choses,
Au contraire, tu ne fais qu’amplifier nos névroses.

Bien souvent te parcourir me prends pas mal de temps,
Mais cela reste toujours agréable lorsque tu m'apprends.
Alors que ta partie négative peut se révéler m'être insupportable,
Il n'en reste pas moins qu'il y a du bon en toi, c'est indéniable.

Cher Twitter, contre vents et marrées je souhaite continuer à t’apprécier,
Tout comme je n'ai aucune envie que nous en arrivions à nous séparer.
J'espère que dans un avenir proche tu sauras démêler le vrai du faux,
Et puisses-tu veiller à ce que tes mots ne se transforment plus en maux.


Jergame – Mars 2016

jeudi 3 mars 2016

[Coup de cœur] Orelsan / Casseurs Flowters

Ce soir, un petit coup de cœur spécial pour Orelsan et plus généralement les Casseurs Flowters.
Loin des polémiques, loin des attaques, loin des débat, j'aimerais partager ma réelle affection pour cet (et ces) artiste(s) dont le talent mérite plus de reconnaissance.
Vous n'aimez pas le Rap français ? Qu'importe.
Vous avez été choqué par les textes d'Orelsan dans ses anciens titres ? Que faire.

Des paroles touchantes, des textes émouvants, des vidéos bien réalisées, des clips ryhtmés, et surtout une mise en avant et une expression de problèmes de sociétés et de questions qui touchent de nombreux jeunes, voilà ce qu'il faut y voir. Un miroir du mal-être de la jeunesse au sein d'une société à la fois exigeante et négligente son égard.

Une des dernières vidéos, certainement celle qui m'a le plus marqué dernièrement: Orelsan et sa Grand-mère. Ce n'est pas du pathos pour du pathos, mais du pathos avec du logos. Ici, la question de la différence intergénérationnelle est mise en évidence, tout en mettant en avant l'importance des liens sentimentaux que notre société actuelle aurait tendance à mettre de côté. À voir, et à écouter. Encore et encore.

Un exemple de clip rythmé au texte engagé: 
Enfin, pour revenir à Orelsan en lui même, j'avais adoré son album Le chant des sirènes, c'est d'ailleurs à ce moment là que je l'ai découvert. Il y a quelques titres qui méritent absolument d'êtres écouter, si ce n'est déjà fait, en voici une petite sélection;

Notez également la richesse du vocabulaire, la qualité du débit et la subtilité de certaines rimes.
En bref : un rap intelligent, un rap engagé, un rap agréable, un rap qu'il ne faut pas louper.

mardi 1 mars 2016

Marvel Puzzle Quest - Saga du temps perdu

Marvel Puzzle Quest est un jeu vidéo de type Puzzle – Mach 3 – RPG. Le principe est simple : il faut aligner au minimum 3 symboles identiques afin d'infliger des dégâts aux héros du joueur opposé (contrôlé par une I.A.). Chaque joueur dispose donc de 3 héros issus de l'univers de Marvel, ayant tous leurs propres caractéristiques en termes de vie, de forces d'attaques et de type d'attaque. Le premier joueur qui perd ses 3 héros perd le combat.

Cela faisait plus de 3 ans que j'y jouais, au point d'avoir accumulé 648 jours de connexions pour un total de 1467 heures. Or, il y a maintenant plus de 7 semaines que j'ai arrêté de jouer à Marvel Puzzle Quest. Ce n'est pas la première fois que je n'y joue pas pendant quelques semaines, c'était déjà le cas lorsque je partais en vacances. Parfois, il m'arrivait aussi de me contenter de réduire mon temps de jeu au strict minimum, à savoir un combat de 5-10 minutes par jour. Sauf que cette fois ci, ce n'est pas une simple pause comme j'ai pu en faire auparavant. Non, cette fois il s'agit d'autre chose. J'ai définitivement arrêté d'y jouer, au point de l'avoir totalement désinstallé.

Alors pourquoi avoir arrêté ?

lundi 29 février 2016

[Petit] Acte II

29/02/2016
Bonjour Petit,

Cela faisait longtemps que je ne t'avais pas écrit. Je n'ose même pas regarder à quand remonte mon dernier message, honte à moi. À plusieurs moments j'ai eu envie de t'écrire, j'ai notamment en tête la période de fin août 2015, où, ayant pris conscience que tu me manquais, j'ai alors eu l'envie de t'en faire part. Il faut dire aussi, pour remettre les choses dans leur contexte, que je te vois à peine une dizaine de fois par an, et qu'en l’occurrence cela faisait plus de deux mois que je ne t'avais pas vu. Alors pourquoi t'écrire maintenant ?
La réponse est simple : il y a 15 jours, le dimanche 14 février, tu as eu deux ans.
Pour cette occasion, nous sommes donc venu te voir chez toi, mais je ne vais pas te décrire cette journée, non. À la place, je vais te parler de toi, de ton évolution, et de te place dans notre famille.

samedi 16 janvier 2016

Un nouvel an différent

Depuis quelques années, suite à un classique éclatement de la famille, le nouvel an familiale devenait un moment de plus en plus plan-plan, chacun ressemblant au précédent. Mais ça c'était avant.

jeudi 24 décembre 2015

Balivernes nocturnes

Tous les soirs ou presque, c'est le même refrain. Je ressasse les mêmes idées, les mêmes paroles, les mêmes souvenirs, les mêmes questionnements. Les mêmes tourments.

Plus la date fatidique approche, plus je la redoute. La ou les dates, en fait je n'en sais rien. Sans même savoir ce que j'ose espérer ni sans être capable de mettre des mots sur ce que je redoute vraiment.

Je me dit alors qu'essayer, tant bien que mal, d'écrire ou de décrire ce qui se trame dans ma tête serait peut-être une bonne façon d'exorciser mes ressentis.

mardi 22 décembre 2015

[Poème] Les chasses

Avant-propos : Poème imaginé et esquissé au cours de l'été 2015, dans la Manche.


Parcourir les sombres recoins de ces routes d'antan,
redécouvrir ces sentiers au fil de l'imaginaire,
a parfois quelque chose de magique et d'exaltant
tout en restant inquiétant et plein de mystère

Tantôt boisés, tantôt ouverts sur le ciel,
à la fois repères de la faune et reflets de la flore,
il est aisé d'y voir écureuils et chevreuils,
tout comme d'y ramasser des fruits de terroir.

Ces chemins sinueux débordant de vie,
véritables lieux témoignant du passé,
sentiers tortueux offrant des raccourcis,
sont idéals pour se promener et voyager.


Jergame - Décembre 2015

dimanche 29 novembre 2015

Être licencié

Il y a quelques jours j'ai été cherché mon diplôme, quasiment trois ans après celui du Bac.
Me voilà donc officiellement licencié. Autrement dit, me voilà désormais possesseur d'une Licence. Qui l'aurait cru ?
Certainement pas plusieurs de mes professeurs du lycée, notamment en Terminale. J'entends encore ma prof de math (également prof principale) me dire qu'il vaudrait peut-être mieux que je me dirige vers un BTS plutôt qu'une licence, car elle ne me voyait pas dans un amphi devant plusieurs centaines de personnes. Il faut avouer, pour sa défense, que mes résultats scolaires de terminale, et plus globalement du lycée, ne jouaient pas en ma faveur. Des résultats justes, voire insuffisants.
Je ne lui en veux pas. Ses conseils étaient plutôt avisés, surtout lorsque l'on sait que 1/3 des étudiants en L1 ne finissent pas leur année. Selon mon dossier scolaire, j'avais de grandes « chances » de foncer droit dans le mur, comme beaucoup d'autres. Sauf que voilà, je ne suis pas comme les autres et il faut croire que mon profil correspondait bien à cette licence si particulière.

Être licencié c'est à la fois une délivrance une revanche.
Au lycée, ma scolarité fut très difficile, et redoubler la seconde m'a plus apporté un soutien d'un point de vue social que d'un point de vue scolaire. Faire le choix de poursuivre mes études alors même que je n'étais pas sûr d'obtenir le Bac n'a pas été évident. Plus tard, penser qu'on m'avait « donné » le bac parce que mon attitude en cours comblait mon faible niveau scolaire ne m'a pas aidé à me rassurer. Bien au contraire, plus la rentrée universitaire approchait, plus les doutes et inquiétudes redoublaient d'intensité. Le fait d'avoir obtenu cette licence est un grand soulagement. Cela prouve que j'ai réussi mes études et cela me rassure dans mes choix. De plus, c'est en quelque sorte une revanche par rapport à mes résultats scolaires, surtout lorsqu'en licence je multiplie par 2 ou par 3 certaines moyennes que j'avais pu avoir au lycée. C'est un beau pied de nez à ceux qui ne me faisaient pas confiance, et un réconfort dans mes capacités.

Être licencié est une fierté, un honneur même.
C'est une fierté d'avoir un niveau d'études supérieur à celui de ses parents, cela donne le sentiment que l'on peut répondre à leur espérance commune de « mieux réussir » qu'eux. De la même façon, c'est aussi un honneur de continuer ses études plus longtemps que tous les membres de sa famille proche. Rien ne me prédestinait à atteindre ce niveau d'étude. Je suis fier de mon « Bac + 3 », même si il me paraît parfois invraisemblable, et je suis honoré de poursuivre encore plus loin mes études.

Être licencié, c'est une reconnaissance et une récompense.
Plus précisément, c'est l'aboutissement de 3 ans d'études dans diverses branches des sciences humaines, et donc la reconnaissance d'un ensemble de savoir et compétences. Cette licence m'a permit d’acquérir un bagage culturel, un groupement de connaissances allant de l’anthropologie et la sociologie, en passant par la linguistique, la psychologie et diverses autres disciplines du champs des sciences humaines. La récompense à tout cela c'est en quelque sorte l'assurance d'être écouté et reconnu dans certains domaines. Non seulement j'ai acquis dans le fond des concepts et notions plutôt spécifiques, mais cette licence m'offre aussi de par sa forme une légitimité universitaire.

Maintenant, il ne me reste plus qu'à encore (et toujours?) poursuivre mes études, tout en m'impliquant dans certains débats de société sans avoir à me soucier d'un manque de capacité, de confiance en moi, de connaissances, ou même d'éventuelles remises en causes de mon cursus.

Jergame - Novembre 2015

samedi 21 novembre 2015

Normandie: histoires de séjour(s)

La Normandie. Ce petit village Manchois. Des champs et des bois à perte de vue. Un paysage vallonné, des routes sinueuses, et des petits chemins de traverses.
J'aime y faire du vélo. Rien de tel que de faire un tour de quelques kilomètres, pendant 15 ou 30 minutes. Les voitures sont rares, voire inexistantes selon les heures de la journée. C'est le genre d'endroit où l'on peut rester près d'une heure sur une portion de route sans qu'aucune voiture ne passe, sans croiser personne, à condition de connaître les bonnes heures. De la même manière, les petits tours sont dénués d'un fort trafic routier, ce qui donne un fort sentiment de liberté. Libre d'être seul sur ces routes. Chaque effort de montée est récompensé par une belle descente. Un peu de douleur pour un peu de sensations fortes, mais pour beaucoup de bonheur.
Les voisins sont devenus des amis, et d'année en année j’étends mon cercle de connaissance. Il n'est pas rare que j'organise des « sorties vélo » avec les plus jeunes d'entre-eux, l'occasion pour moi de profiter pleinement de ces journées. 11 ans que j'y viens, soit la moitié de ma vie.

Alors pourquoi ne pas vivre ici ? Habiter ici à l'année ? Rêve ou utopie biaisée je ne sais pas. J'ai longtemps hésité, et je dois avouer que c'est encore la cas, mais une chose est sûr, c'est que ce n'est pas pour aujourd'hui.

J'aime vivre ici. J'aime m'y sentir chez moi. J'aime le calme et la tranquillité qui y règnent.
Je viens ici en été, autrement dit au meilleur moment de l'année, ou en tout cas le moment le plus propice pour profiter d'un certain nombre de avantages de la région.
Sauf qu'il ne faut pas oublier de garder les pieds sur terre et d'être réaliste.
Heureusement, certains éléments sont là pour me le rappeler, à commencer par l'ensoleillement.

jeudi 12 novembre 2015

[Poème] La soultitude

Avant-propos : Essai d'écriture sous forme de poème, rédigé au milieu du mois d’août 2015.


La soultitude, un mélange de sensations,
entre l'isolement et l’appréhension.
Un peu de solitude mais pas que,
car il ne faut pas oublier d'être heureux.

Une seule idée, une seule mission,
simplement tenter de vivre sans pression.
Certes c'est une réplique un peu facile à dire,
mais nécessaire si l'on ne veut plus souffrir.

Si l'on est bien loin de la dépression,
n'oublions pas pour autant d'y faire attention.
Tentons alors de penser à autre chose,
le tout sans trouver refuge dans le glucose.

Horreur, malheur ! Quelle est donc cette comparaison ?
Rien que nos sentiments qui cherchent leurs expressions.
La soultitude, c'est aussi de la déprime,
se demandant tout le temps à quoi cela rime.

À aimer quelqu'un avec tant de passion,
on finit bien par en perdre toute raison.
Alors que faire ? Mieux vaut ne pas l'attendre,
la tristesse, rien ne sert de plus se morfondre.

Entre peur bleu et perte de motivation,
gare aux coups de sangs et aux impulsions.
Si l'on veut garder le sourir sans dépérir,
le meilleur moyen c'est de trouver du plaisir.

Pour ce, rien de tel qu'une forme de création,
comme par exemple l'écriture ou l'invention.
On dit adieu au blues et bonjour au moral,
bye l'isolement et welcome la vie sociale.


Jergame - Août 2015

mercredi 11 novembre 2015

[Coup de cœur] - MORTUS CORPORATUS

Conseillée par je ne sais quel Youtuber il y a quelque mois, j'ai retrouvé cette bande annonce dans ma playlist youtube des vidéos "à regarder plus tard".
Et quelle ne fut pas ma surprise. Une bonne et agréable surprise.
Une musique rythmée en entraînante, une idée originale et intrigante, rien de tel pour attirer ma curiosité.
Pour faire court, Mortus Corporatus est une Websérie de 10 épisodes d'environ 8 minutes chacun relatant avec humour le quotidien de faucheurs [de la Mort] au sein d'une entreprise, la Mort Inc.

On y retrouve un personnage principal, une sorte de Gaston Lagaffe, flemmard qui plus est, qui enchaîne une série d'échecs et n'arrive plus à faucher personne. Ce personnage soumis aux dures lois du monde de l'entreprise se voit alors confié un apprenti avec qui il aura pour tâche d'enfin réussir à faucher ses clients.

Quelques raisons du coup de cœur:

- l'idée originale
- les multiples méthodes imaginées pour provoquer la mort
- l'humour, que ce soit dans les gags ou dans les dialogues
- la description et le background des différents personnages
- la charisme de certains acteurs
- l'apparition de quelques "guests"
- les lieux de tournages variés
- le format court
- le montage rythmé et dynamique
- la musique et les bruitages
- le côté mi-amateur mi-professionnel de la Websérie

Si cette brève présentation vous à plu, ou si vous êtes encore dubitatif, je ne peux que vous inviter à visionner la série dont voici le premier épisode:

PS: Si vous n'êtes toujours pas convaincu après le premier épisode, alors essayez le deuxième !

mardi 9 juin 2015

[Revue du Web] - 08.06.2015

Pour cette nouvelle semaine, on reprend doucement avec une nouvelle revue du web.

Quand un pays très croyant cherche la cause des catastrophes naturelles, ça donne ça:
"La Malaisie accuse des nudistes d'avoir provoqué un tremblement de terre"


La création des jeux vidéos AAA au sein de la société de consommation:
Croissance : infertile terreau des AAA [2 minutes pour convaincre]


Un petit mot peut sauver un homme, et c'est un geste d'humanité:
« Note stupéfiante de @Ofpra produite à Calais pour un migrant soudanais arrêté à #pajol qui a permis sa libération. »

La police nationale a des comptes Twitter... et de l'humour !:

dimanche 7 juin 2015

Le printemps, cet inconnu de l'étudiant.

     Le printemps, cet inconnu de l'étudiant.

Alors que ma troisième année d'études s'achève, l'heure est venue de faire un bilan, mais pas un bilan ordinaire, non, plutôt un bilan météorologique. En fait, pour être plus précis, il s'agirait plus d'une forme de réflexion.
Au fil de ces trois années, j'ai pu observer le temps qui passe et les paysages qui évoluent.
Avoir environ une heure de trajet pour aller à la Fac, à pied et en transport en commun, ça peut avoir de l'intérêt, pour quiconque est observateur.
Être étudiant, c'est aussi en quelque sorte vivre dans le cycle métro-boulot-dodo. Or, vivre dans ce rythme c'est aussi vivre au gré des saisons, sans pour autant en profiter.

Prenons l'année scolaire à son commencement. Septembre. Début des cours, on profite plus ou moins du soleil de fin d'été indien, si le temps est clément.
Les vacances de la Toussaint participent à faire disparaître les feuilles des arbres. D'une semaine à l'autre, on ne reconnaît plus le paysage. D'une semaine à l'autre, on se rend compte que l'automne est bel et bien là. D'ailleurs, les journées qui se raccourcissent le rappellent assez vite. Il fait de moins en moins jour le matin, et de plus en plus nuit tôt dans l'après midi.
Les semaines de décembre, (les dernières du premier semestre de l'étudiant) sont assez chargées, résultat on ne les voit pas forcément passer et on se retrouve en vacances de Noël.
De retour en janvier, après la semaine de révisions et la période de partiels, les cours reprennent progressivement, tout comme le train train quotidien. C'est ainsi que fin janvier, lorsque les vraies pleines semaines de cours arrivent, on se rend compte à quel point beaucoup de choses ont changé. On va en cours en pleine nuit, tout comme on en sort en pleine nuit également, que l'on finisse à 18 ou à 20h.
Puis viennent assez vites les vacances de février, après lesquelles on redécouvre la lumière du jour. Le soleil reprend progressivement possession des journées, il sera aidé en mars par le changement d'heure.
Arrivent les vacances de pâques, période de finalisation des derniers travaux universitaires, durant laquelle on ne voit pas le temps passer. S'en suit quelques cours éparses sur une ou deux semaines, et puis c'est la fin, la fin des cours. Même si trois semaines plus tard auront lieux les derniers partiels de l'année, c'est à ce moment là que l'on se rend compte des changements. D'un côté les arbres ont regagné leur feuillage, les fleurs pullules, les paysages verdissent. D'un autre côté, la chaleur fait jeu égal avec la pluie, on ne sait pas très bien comment s'habiller, pour le peu de temps que l'on passe à se déplacer en extérieur.
Pour finir, les partiels se terminent, les cours aussi, enfin. On peut profiter du temps... et de l'été qui pointe déjà le bout de son nez, tout comme la vague de chaleur de ce début de mois de juin vient de le montrer.

C'est ainsi que l'on peut dire qu'entre les vacances, les périodes de rushs, les examens, et les périodes de peu de présence en cours, le printemps est un grand inconnu pour l'étudiant, d'autant plus si il est geek. Le printemps débutant fin mars et se finissant théoriquement fin juin, il n'est vraiment visible que très peu de temps, à partir du moment ou l'étudiant geek passe peu de temps en dehors de chez lui une fois les cours finis. En effet, les transports restent un des seuls contacts avec l’extérieur.

Il ne reste plus qu'a profiter de l'été, qui reste un peu plus visible, et il faut bien ça pour prendre des couleurs avant de repartir pour une nouvelle année rythmée par les cours et visible à travers les trajets quotidiens. Puis, septembre arrive, c'est le retour aux études, la fin de l'été, et c'est reparti pour un tour, ou plutôt un nouveau cycle saisonnier..

Jergame - Juin 2015

vendredi 5 juin 2015

[Revue du Web] - 05.06.2015

Aujourd'hui vendredi 5 juin 2015, jour de forte chaleur, pas de retour sur les diverses fusillades ni sur les infanticides et autre mornes nouvelles, ce n'est pas le but de cette revue.

Commençons par la vidéo de l'animal rare du jour:
"VIDEO - Un bébé kangourou albinos en Russie"

Un verdict historique sur bien des points, ce qui rouvre le débat sur la fin de vie:
"La Cour européenne des droits de l'Homme a validé ce vendredi l'arrêt des soins à Vincent Lambert"

Une des explications au déclin de la démographie japonaise, ¼ des hommes de 30 ans encore vierges:
"Vierge à 40 ans, le mal-être du mâle japonais"

Une critique vidéo sur ma série littéraire préférée lorsque j'étais ado et le film qui en est issu:
"Adaptation #23 : Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire"

La petite pointe d'humour du jour, le parachutage d'un vétéran en pleine ville:
"Surprise Landing Veteran Prank !"

jeudi 4 juin 2015

[Revue du Web] - 04.06.2015

Troisième revue du Web de la semaine, on tient le cap même ce n'est pas encore à heure fixe !

Pour bien commencer la journée, rien de tel qu'un bon détournement d'image:
« Quand tu vas avec ta maman à la réunion parents-profs de l'Elysée »

L'info à la fois insolite et médiatique:
"Crayola met en garde contre les tutos beauté des Youtubeuses"

L'aboutissement d'une épopée humaine et historique:
"L'Hermione" arrive aux Etats-Unis après sa traversée de l'Atlantique :

Les pubs sponsorisés Twitter, ça aussi parfois du bon:
L'Occulus Rift utilisé chez Airbus
https://pbs.twimg.com/tweet_video/CGGE2EjUoAA1Bvh.mp4
https://twitter.com/AirbusGroup/status/603909889862209536

Dopage : la victoire en intra-veineuses #DATAGUEULE 39
Retour chiffré sur une hypocrisie collective autour du dopage, présent partout mais tabou.


mercredi 3 juin 2015

[Revue du Web] - 03.06.2015

Rien de spécial en ce mercredi 3 juin, peu de contenu pour cette revue du Web, malgré quelques vidéos plutôt intéressantes et des images intrigantes !

Le micro onde qui donne du sourire:


Bohr, l'étudiant troll - quickie 08 - e-penser
Une introduction à la mécanique quantique qui revient sur une légende urbaine.


Le WTF du jour: Godzilla, officiellement citoyen japonais.
Il n'y a qu'au Japon qu'on peut voir une telle chose.


Loteries : le rêve derrière des grilles #DATAGUEULE 38
Quelles sont les réelles chances de gagner à la loterie, et à qui cela profite vraiment ?