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samedi 30 avril 2016

Un pti'gris est parti

Aujourd'hui mon chat est mort, il venait d'avoir 13 ans.
Ce n'est pas une surprise, je m'y attendais, mais la tristesse est néanmoins présente.

Cela faisait environ deux mois que son comportement était étrange, pour ne pas dire radicalement différent et donc inquiétant. Il a commencé à passer ses journées dans des endroits inhabituels. Puis il se cachait, comme si il cherchait à s'isoler des autres ou a garder de la chaleur. Il en faisait de plus en plus à sa tête, comme si il nous disait « je suis vieux, alors j'en ai rien à faire de ce que vous me dites, laissez moi tranquille ». Depuis 3 semaines, tout s'est accéléré, tout s'est aggravé. Alors qu'il avait jusque ici l'habitude de côtoyer les autres chats, ses « neveux », il a décidé de passer ses journées seul, dans la cuisine, et d'y dormir. Pourtant, il y fait plutôt froid, ce n'était donc pas le meilleur endroit pour qu'il se sente bien... Outre ce paradoxe, il mangeait de moins en moins, et « pleurait » de plus en plus, comme si il avait faim. Ou peut-être avait-il mal quelque part ? On ne l'a jamais su. Certes il était malade, entre ses articulations et ses reins, ça n'était déjà plus la grande forme. Il était devenu très difficile au niveau nourriture, au point de refuser quasiment tout, de ne vouloir que des aliments qui lui étaient interdits pour raison de santé, et de ne plus en vouloir au repas suivant. Tout recroquevillé qu'il était, en position du sphinx, ou bien debout au dessus de sa gamelle, ses pleurs devenaient constants ces derniers temps.
Au final, le voir dépérir au fil des semaines m'a préparé à ce qui était inévitable. J'ai alors pu le prendre quelques fois dans mes bras, ressentir sa perte de poids...et donc sa fragilité à lui qui était encore un « pacha » bien enrobé il y a quelques mois. Il n'aura jamais cessé d'être réceptif aux caresses, ni d'être affectif, soit en se frottant, soit en nous tournant autour des jambes. Lorsque j'ai appris, en ce milieu d'après-midi, qu'il allait être emmené chez le vétérinaire, j'ai alors su que c'était la fin et que je ne le reverrais jamais plu. Ainsi, mon dernier contact, mon dernier souvenir de lui restera positif, puisque lorsque pour lui dire bonjour j'ai approché ma main, point fermé, de sa tête, il l'a accueilli d'un léger coup de tête, comme il le faisait pour montrer qu'il était réceptif au geste, alors qu'il aurait très bien pu se recroqueviller au ras du sol comme il le faisait les mauvais jours.

Même si ce n'était pas vraiment mon chat, dans le sens où il n'était pas à moi, il appartenait à ma famille depuis tout bébé.
J'avais 10 ans lorsqu'il est arrivé, j'en ai désormais 23, je l'ai donc connu pendant plus de la moitié de ma vie. Je n'ai pas grandi avec lui, mais j'ai passé du temps avec lui, et il fera à jamais parti de mes souvenirs et de ma vie.
Tout droit venu d'un petit village normand, en avril 2003, cette petite boule grise, aux yeux verts, légèrement tigrée était le 5ème chat que j'ai connu dans ma famille proche, mais seulement le 2ème à venir après moi, alors que les 3 premiers étaient déjà là avant ma naissance. Lorsque le dernier de ces chats est morts, il y a eu quelques années sans chats chez moi, jusqu'en 2001 et l'arrivée d'une petite femelle noir, encore en pleine santé actuellement. Mais voilà, cette dernière à toujours eu un côté sauvage, avec un brin de folie, et elle n'était pas vraiment du genre « sociale ». Du coup, lorsque le petit gris est arrivé, sa « grande sœur » est devenue encore plus difficile à vivre, et plus encore elle s'en prenait à lui comme pour se venger... elle ne l'a jamais vraiment accepter. Cela étant, il y avait enfin un petit chat que l'on pouvait caresser sans se faire griffer, avec qui l'on pouvait jouer et qui ne risquait pas de nous attaquer dès que l'on passait à côté de lui. Je m'y suis donc d'avantage attaché, même si je ne le voyais que 2 à 3 jours par semaines, il a finit par devenir « mon chat » à mes yeux.
C'était mon chat parce que je l'aimais « plus que tout ». Il se montrait relativement tolérant avec moi en me laissant l'embêter, à condition que je n’insiste pas trop. On avait quelques rituels, comme lorsque je m'asseyais sur la table et qu'il me rejoignais pour me faire des câlins, se frotter, me tourner autour tout en ronronnant et en cherchant à être caresser. Plus encore, au bout de quelques années, lorsqu'il me voyait arriver, il avait comme réflexe de parfois monter dans l'escalier à fond et d'attendre devant la porte de ma chambre que je l'y fasse rentré, pour un simple tour ou bien pour y faire une petite sieste (sur mon lit, sur un sac, ou bien dans ma sacoche d'ordinateur). C'est sans doute anecdotique, mais il ne faisait ça qu'avec moi, signe à mes yeux d'une certaine forme de complicité, d'où la tolérance dont le parlais plus haut. D'autant plus que même si il était nettement plus sociable que sa sœur d'adoption, il n'était pas du genre à nous suivre constamment ou à rester sur les genoux.
Ce n'était pas le plus câlin des chats au monde, ni le plus collant, mais il savait l'être de temps en temps. Pour preuve, il suffisait que sa maîtresse lui parle pour qu'il se roule sur le dos, exposant son ventre, ou qu'elle caresse pour qu'il entame un câlin baveux dont il avait le secret. Le reste du temps il dormait au soleil, sur une chaise, un fauteuil ou un coussin, ou bien il regardait par la fenêtre les passants et les oiseaux après lesquels il adorait miauler.
Lorsqu'il était petit, il était joueur, agile et vif. Je lui prédisais même, avec humour, une carrière de handballeur ou de volleyeur tant il était doué lorsqu'il s'agissait de renvoyer en plein vol des jouets.
Les années sont passées et il s'est engraissé, goinfre qu'il était, tout en se dépensant de moins en moins. Il est devenu ce semblant se pacha, presque naïf, un (tou)poutou comme j'aimais l'appeler.
Lorsqu'il avait 5 ans, sa sœur adoptive a eu 3 chatons (avec un mâle de l'extérieur), qui étaient donc ses « neveux ». Cela aurait pu changer son comportement, il aurait pu mal le vivre, mais non. Il était fondamentalement gentil. Il les a bien accueilli, et même si il se prenait des trempes par sa sœur à chaque fois que les chatons pleuraient, il ne leur en a pas voulu. Au contraire, il s'est même pris d'affection pour eux. Non seulement il les a accepté, mais il s'entendait vraiment bien avec eux, pour manger, jouer comme pour dormir, les tolérant plus que sa sœur de l'avait jamais toléré. Avec les humains aussi il était gentil, toujours réceptif à une petite caresse de bonjour. Et récemment, avec l'arrivée de Petit, il s’était montré encore d'avantage patient, se laissant caresser (maladroitement) par un enfant d'à peine 2 ans, et sans chercher à fuir des cris stridents et le ramdam provoqué par la présence du jeune enfant.

C'était un beau chat, c'était un gentil chat, affectueux et joueur, c'était mon chat et je l'aimais.
Maintenant au moins, je suis sûr qu'il ne souffre plus, et c'est sans doute ce qui me réconforte.

Jergame - Vendredi 29 avril 2016


mercredi 11 novembre 2015

[Coup de cœur] - MORTUS CORPORATUS

Conseillée par je ne sais quel Youtuber il y a quelque mois, j'ai retrouvé cette bande annonce dans ma playlist youtube des vidéos "à regarder plus tard".
Et quelle ne fut pas ma surprise. Une bonne et agréable surprise.
Une musique rythmée en entraînante, une idée originale et intrigante, rien de tel pour attirer ma curiosité.
Pour faire court, Mortus Corporatus est une Websérie de 10 épisodes d'environ 8 minutes chacun relatant avec humour le quotidien de faucheurs [de la Mort] au sein d'une entreprise, la Mort Inc.

On y retrouve un personnage principal, une sorte de Gaston Lagaffe, flemmard qui plus est, qui enchaîne une série d'échecs et n'arrive plus à faucher personne. Ce personnage soumis aux dures lois du monde de l'entreprise se voit alors confié un apprenti avec qui il aura pour tâche d'enfin réussir à faucher ses clients.

Quelques raisons du coup de cœur:

- l'idée originale
- les multiples méthodes imaginées pour provoquer la mort
- l'humour, que ce soit dans les gags ou dans les dialogues
- la description et le background des différents personnages
- la charisme de certains acteurs
- l'apparition de quelques "guests"
- les lieux de tournages variés
- le format court
- le montage rythmé et dynamique
- la musique et les bruitages
- le côté mi-amateur mi-professionnel de la Websérie

Si cette brève présentation vous à plu, ou si vous êtes encore dubitatif, je ne peux que vous inviter à visionner la série dont voici le premier épisode:

PS: Si vous n'êtes toujours pas convaincu après le premier épisode, alors essayez le deuxième !

vendredi 5 juin 2015

[Revue du Web] - 05.06.2015

Aujourd'hui vendredi 5 juin 2015, jour de forte chaleur, pas de retour sur les diverses fusillades ni sur les infanticides et autre mornes nouvelles, ce n'est pas le but de cette revue.

Commençons par la vidéo de l'animal rare du jour:
"VIDEO - Un bébé kangourou albinos en Russie"

Un verdict historique sur bien des points, ce qui rouvre le débat sur la fin de vie:
"La Cour européenne des droits de l'Homme a validé ce vendredi l'arrêt des soins à Vincent Lambert"

Une des explications au déclin de la démographie japonaise, ¼ des hommes de 30 ans encore vierges:
"Vierge à 40 ans, le mal-être du mâle japonais"

Une critique vidéo sur ma série littéraire préférée lorsque j'étais ado et le film qui en est issu:
"Adaptation #23 : Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire"

La petite pointe d'humour du jour, le parachutage d'un vétéran en pleine ville:
"Surprise Landing Veteran Prank !"

samedi 18 janvier 2014

[Analyse d'image] Poignée de main Kohl - Mitterrand

Avant-propos: Analyse d'image faite dans un travail universitaire, retouchée pour ce blog.
Légende: Cette photo, prise par un journaliste de métier et publiée dans la presse, représente Helmut Kohl (Chancelier d'Allemagne entre 1982 et 1996, et ardent défenseur de l'unité européenne et de l'alliance franco-allemande) et François Mitterrand (Président de la République Française, 1981-1995) à Verdun, le 11 novembre 1984 (avant la chute du mur de Berlin donc).

L'image est une photographie prise à Verdun le 11 novembre 1984. Cette photo représente la commémoration annuelle de l'armistice, du 11 novembre 1918, marquant la fin de la première guerre mondiale. Mais quel est le symbole d'une telle photo ?

lundi 7 octobre 2013

Syrie: Agir oui ! Mais comment ?

En France, le débat qui nous est imposé par la plupart des médias traditionnels est simple, égocentrique et stérile.
Pourquoi simple ? Parce qu'on nous demande entre agir ou non en Syrie.
Pourquoi égocentrique ? Parce que la plupart du temps on ne raisonne qu'en termes de coût, de risques et de conséquences pour la France.
Pourquoi stérile ? Car les bonnes questions ne sont pas posées (ou trop peu) et le débat ne peut avancer.

mercredi 27 février 2013

Hommage à Pierre Bottero

Magicien des mots.
Alchimiste de l'écriture.
Enchanteur de l'imagination.
Créateur de rêverie.

Né le 13 février 1964, Pierre Bottero est un auteur français qui s'est fait principalement connaître  pour ses romans d'aventures héroïques fantaisies.
Il a écrit plusieurs trilogies, qui s'inscrivent dans une même série:

Mort de Stéphane Hessel

La mort de Stéphane Hessel me confirme mes premières impressions, c'est vraiment une journée de merde...

Je l'ai connu lors de la sortie de son essai "Indignez-vous" il y a quelques années, une oeuvre dont je m'inspire encore aujourd'hui.
Son texte que j'ai rapidement parcouru mais aussi ses apparitions audiovisuelles m'ont fortement influencé et ont conforté mes convictions.
C'était aussi une personne avec qui j'aurai voulu m'entretenir, pour lui poser des questions et lui demander son avis sur tel ou tel sujet.
Voilà donc que s'éteint l'un de mes pères spirituels, dont je suis très heureux d'avoir été contemporain.

Hommage à vous, Monsieur Hessel.


Edit:
Stéphane Hessel est indirectement liée à la création de ce blog, car à l'origine je l'avais nommé "Indignons-nous", en référence à son livre.

dimanche 4 novembre 2012

Horizon funèbre

A chaque fois que je vais au cimetière, certaines pensées me reviennent et les mêmes questions me hantent.
C'est vrai que je n'y vais pas non plus très souvent, 2 ou 3 fois dans l'année, si tout ce passe bien, mais je trouve que c'est un bon moyen pour se remettre en question, que ce soit personnellement ou en tant qu'être humain.